Conceptify, impressions 3D – Interview avec le gérant, Pierre Henry.

L’impression 3D ne date pas d’aujourd’hui, au contraire, cela a commencé vers 1988. C’est souvent resté dans l’ombre car à l’époque le partage des informations n’allait pas aussi vite qu’à l’heure actuelle. Mais c’est grâce à un certain Josef Prusa que tout s’est accéléré entre 2000 et 2010, nous amenant à ce qu’est l’impression 3D aujourd’hui. Rencontrons Conceptify et son gérant Pierre Henry pour cette interview sur lui, sa boutique et l’impression 3D en elle même.

 

Conceptify Logo

Logo imprimé en 3D.

 

INTRODUCTION

DN : Bonjour, nous sommes aujourd’hui avec le gérant de Conceptify, entreprise spécialisée dans l’impression 3D. Je vous laisse vous présenter à nos lecteurs.
PH : Je m’appelle Pierre Henry et suis titulaire d’une licence en Électrotechnique spécialisée dans les énergies solaires renouvelables. J’ai travaillé dans pas mal d’entreprises par le passé.
Une de mes plus grandes expériences a été de travailler dans la même boite durant deux ans et demi. Malheureusement j’ai eu un ras le bol du monde de la hiérarchie et du rapport de force qui peut exister. J’ai donc arrêté de travailler avec eux malgré le bon travail que je leur apportais.

DN : Comment est venue l’idée de monter Conceptify ?
PH : En 2015, j’étais à l’Open Bidouille Camp et j’ai vu un stand d’impressions 3D. Il y a quelques années, c’était un peu obscur et pas très connu du grand public. Et quand j’ai vu ce fameux stand, je me suis dit « c’est trop bien ! ».
J’étais déjà intéressé car je faisais déjà des photomontages et de la modélisation 3D dans le passé. C’était avec mon premier boulot en rapport avec l’installation de panneaux solaires photovoltaïques.

Créer sa boîte c’est vraiment amusant même si je pense qu’être patron c’est le pire métier du monde (rires). Pendant la période de création de Conceptify, je me suis retrouvé accompagné de Promotech. Promotech est un organisme qui a pour but d’aider jeunes entreprises innovantes à se lancer et réaliser leurs projets.
Je me suis aussi retrouvé à Blida sur Metz avec LORnTECH pour travailler sur Conceptify. Cela m’a mis dans une bonne dynamique pour continuer et concrétiser cette aventure.

Pierre Henry Conceptify

Pierre Henry, gérant de Conceptify.

CONCERNANT CONCEPTIFY

DN : Vous êtes situé 159bis Rue Saint-Dizier, est-ce que ce positionnement est favorable au développement de Conceptify ?
PH : 
Je me considère au centre-ville, je ne suis pas forcément dans l’hyper centre mais j’en suis pas très loin. Je suis dans une rue où il y a beaucoup de passages et de bus. Après comme la plupart des loyers situés à Nancy, c’est assez cher.
La première fois que j’ai visité le local, c’était un véritable taudis (rires). Mais l’endroit me paraissait tout de même sympa et il allait être en rénovation d’après le propriétaire. J’ai attendu et finalement j’ai signé et c’était refait à neuf.

DN : Que peut-on trouver quand on rentre dans une boutique comme la vôtre ?
PH : Premièrement, on va trouver moi derrière le comptoir (rires).  Plus sérieusement, des imprimantes qui tournent, des objets en exposition pour montrer ce qui est possible. J’expose plus des goodies « geek » car c’est plus coloré, ça parle à pas mal de monde.

Aussi évidemment des bobines de filament pour les clients équipés en imprimante 3D. D’ailleurs par rapport à ces bobines, je favorise Ariane Blast qui est une marque locale. Je travaille plutôt sur le PLA qui est un bio plastique à base d’amidon de maïs, il est bio dégradable et recyclable.

Ils vont trouver aussi toute sorte de petits accessoires pour leurs imprimantes car je suis un bricoleur avant tout. Et je sais à quel point cela peut être contraignant de se retrouver avec une petite pièce qui tombe en rade.

DN : Est-ce que vous avez une limite sur ce que vous pouvez imprimer pour vos clients ?
PH : Oui j’ai tout de même une limite malgré mes imprimantes sur place. Mon imprimante principale est une Ultimaker. Elle est très populaire et très reconnue à travers le monde pour sa facilité d’utilisation et sa fiabilité. Je ne regrette absolument pas cet achat car ça fait deux ans qu’elle tourne non-stop.

J’utilise aussi une imprimante de ma conception, car j’en fabrique aussi. Elle a un intérêt non négligeable car elle a un système de double extrusion. Système qui me permet d’imprimer deux objets en même temps, très pratique pour les petites séries.

Impressions Ultimaker

Utilisation de l’imprimante Ultimaker.

DN : Etes-vous plutôt axé sur la vente sur place ou c’est plutôt axé sur la vente par internet ?
PH : Je ne vends pas énormément sur mon site mais il me sert beaucoup de vitrine. Ainsi j’ai pas mal de clients qui viennent acheter ce qu’ils ont vu sur mon site.
J’ai également un site annexe qui est Super3DWorld pour l’associer à tout ce qui est goodies de la culture pop. Je vends aussi pas mal sur Etsy à l’international. 45% de mes ventes vont vers les États-Unis, 20% vers la France, 25% vers l’Europe, et les derniers pourcents vers le reste du monde.

LA 3D EN ELLE MÊME

DN : Est-ce que l’impression 3D est facilement abordable pour des particuliers chez soi ?
PH : L’imprimante 3D on ne la trouvera jamais autant de fois dans les foyers que des imprimantes normales. C’est bien plus complexe, plus technique, plus de paramètres en tout genre et globalement plus cher.

Aussi on peut avoir deux objets du même volume mais qui vont avoir une différence de prix entre 10 et 100 euros. Cela va dépendre des détails, de la finition, du matériel utilisé, même de la densité selon la future utilisation.

DN : Jusqu’à quel point vous pensez que l’impression 3D sera utilisée dans le futur ?
PH :  Pour commencer, je pense que les gens ont la folie des grandeurs avec l’impression 3D. Des choses sont possibles mais ce n’est pas parce que c’est possible que c’est intéressant.

Selon moi fabriquer des maisons et tout, ça montre juste qu’on peut le faire. Par contre dans le milieu médical, je suis persuadé que ça ira loin. Fabriquer de la peau en impression 3D est déjà possible à l’heure actuelle. Certes c’est complexe, ça prend plusieurs mois car il faut que ça soit bien respecté mais c’est possible.

En termes de prothèses aussi c’est intéressant. Le monde va vite et il va de plus en plus vite. Je ne pense pas que l’impression 3D apportera de mauvaises choses mais ça reste peu abordable.

DN : Merci pour cette interview et bon courage pour cette année 2019 !

 

Conceptify
159bis Rue Saint-Dizier
54000 Nancy
09.82.33.37.37
http://www.conceptify.fr/
https://www.facebook.com/Conceptify3d/
contact@conceptify.fr

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