Ouvert depuis 17 ans, Kunstler est une des plus anciennes boutiques du Passage des Dominicains sur Nancy. Mixant décoration et prêt à porter, venez découvrir avec nous la boutique Kunstler avec sa directrice.

DN : Bonjour, nous nous retrouvons aujourd’hui pour l’interview de Kunstler représentée aujourd’hui par sa directrice. Je vous laisse vous présenter à nos lecteurs.
OB :
Je m’appelle Ouahiba, et non Ouahiba Kunstler car Kunstler veut dire “artiste” en Allemand, la boutique est ouverte à tout l’art et à tous les artistes et je suis décoratrice d’intérieur depuis 25 ans, je travaille pour mon compte depuis 17 ans dans le Passage des Dominicains (passage reliant la Cour des Arts et la Rue des Dominicains) à Nancy.

DN : Donc la boutique existe depuis 17 ans ?
OB :
Alors oui, ça fait 17 ans que je suis installée à mon compte en tant que décoratrice d’intérieur, cela peut être des maisons, des particuliers ainsi que des professionnels.
Je travaille avec mon époux, qui est peintre décorateur. Nous avons lié les deux, moi je m’occupe des devis, croquis, agencements et lui s’occupe de la réalisation. On essaye de rendre les lieux sympa, on s’adapte aux budgets, aux lieux et aux techniques de décoration.

Et depuis peu, le magasin a un petit peu viré. On a rajouté, il y a 5 ans, un portant de vêtements de 10 pièces de prêt-à-porter et mes clients ont adoré. Elle n’est pas comme les autres boutiques donc mes clients demandent d’en faire plus. Du coup, l’activité décoration est passée derrière le prêt-à-porter mais toujours en m’adaptant aux besoins des clients venus pour ça.

DN : Qu’est-ce qui vous a poussé à ouvrir votre boutique sur Nancy ?
OB :
Je suis originaire de Nancy, j’aurais pu travailler à Metz, au Luxembourg ou même en Allemagne car mon mari vivait en Allemagne mais j’ai toujours aimé la Lorraine et Nancy, c’est un peu mon deuxième chez moi. J’ai donc trouvé un local pas cher à cet endroit et je me suis lancée.

DN : Situé dans le Passage des Dominicains, l’endroit est-il favorable ou non au développement de la boutique ?
OB :
Vu que la boutique existe depuis bien longtemps, je vais vous dire pourquoi, comme je suis décoratrice d’intérieur, c’est moi qui vais chez les clients. Je vais également dans beaucoup de foire-expo où je n’hésite pas à prendre 100m² de décorations d’intérieur dans un salon. Cette surface permet de faire venir des clients en boutique, c’est une publicité plus directe.

Ça m’est déjà arrivé aussi de faire un magasin éphémère à Pont-à-Mousson. Prochainement, il se peut que je fasse la foire de l’agriculture sur Paris mais c’est en cours de négociation. Et comme le commerce sur Nancy est de plus en plus dur, il faut s’adapter et trouver la bonne formule, les bonnes solutions, tester des choses pour perdurer.
Pour finir, c’est vrai que je suis un peu cachée entre deux rues. C’est vrai qu’un nancéien sur cinq découvre l’endroit  par contre le touriste le découvre immédiatement car il aime passer dans les passages.

Vue de l’extérieur depuis le Passage des Dominicains

DN : Comme cité plus haut, vous effectuez donc des décorations pour des professionnels ?
OB :
Oui bien sûr et c’est un réel plaisir. C’est une passion de travailler de ses mains et voir son travail dans les rues de Nancy. Il y a toujours ce côté gratifiant quand les habitants voient ce que vous avez fait. Cela fait longtemps que je travaille pour des boutiques donc si on continue à m’appeler c’est qu’ils apprécient (rires).

DN : Pour rester à peu près dans la même question, à quelle période de l’année on vous contacte en général ?
OB : Cela peut être pour tout événement ! La fête des mères, Noël, une salle à décorer pour un mariage, je suis ouverte à tout car cela me permet de sortir de la routine. Malheureusement, il faut que je sélectionne car il y a beaucoup de demandes. Dans tout ceci, ce qui me plait également c’est les rencontres, l’échange et aussi le challenge.

Et par exemple, en parlant de rencontres, j’ai fait connaissance d’une artiste-peintre qu’une amie m’a envoyé. Elle fait des oursons, peint et d’autres choses, elle est venue me voir et c’est parti comme ça. Elle est dans le domaine médical et veut arrêter ce domaine pour se mettre à fond dans la peinture et en faire sa profession.
Je lui ai dis qu’en février, je ferme un mois car j’aimerais faire le salon de l’agriculture. Il faut le préparer donc je pense que je lui laisserai la boutique avec deux-trois artistes peintre pour faire une galerie. Je ne la connais pas plus que ça mais c’est un échange, un partenariat et c’est comme ça qu’on avance car si on doute toujours des gens tout de suite, on ne va jamais y arriver.

Je dis toujours « si on ne fait rien, on n’a rien », j’ai souvent eu des apprentis, j’en ai toujours pris et je leur ai toujours inculqué ce style « Si on ne fait rien, on n’a rien. Tu te plantes? C’est pas grave, tu as au moins essayé ». Le métier que je fais c’est ça aussi, c’est un beau métier hein? (rires)

DN : Oui c’est un beau métier (rires). Par rapport au travail avec les professionnels, est-ce que vous avez déjà été sollicité par la ville ?
OB :
Alors non, mais j’aimerais bien mais je pense que la ville a déjà ses employés pour ceci car forcément il n’y a pas que moi. Il y a pleins de gens qui ont des compétences pour faire pleins de choses qu’on pourrait aider. Mais oui, j’aimerais bien créer quelque chose, j’adore le street-art, j’adorerais avoir une bande d’artistes et faire de l’art dans les rues avec eux. Mais vous voyez par exemple, pour égayer cette ville, j’suis sûre qu’on pourrait mettre des grands tableaux venant de différents artistes dans les rues, ça interpellera, c’est de l’art.

DN : On va donc finir par une dernière question, quelle est à peu près votre journée type ?
OB :
Déjà ça commence à 8h00. Je vais sur mes chantiers en cours, voir ce qu’il en est et faire le point avec mon mari. J’ouvre ma boutique à 10h00, après il y a le côté comptabilité/gestion, gérer les clients, d’être en mouvement, j’ai besoin de l’être. Ce qui est bien c’est que je ne sais pas vraiment comment sera ma journée au final.

DN : Et bien merci pour cette interview et bon courage pour vos projets et à bientôt !
OB :
Merci à vous et à bientôt ! (rires)

 

 

Kunstler
Passage des Dominicains
54000 Nancy
03.83.17.36.24